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Interview
- Noah, qui es-tu ?
« Je m’appelle Noah Verjus, j’ai eu 15 ans au mois de mai 2026. Je passe en seconde générale. J’aime les sports d’adrénaline et les arts martiaux. Je pratique le wave-ski en compétition en plus de l’aïkido. Je viens d’obtenir mon brevet A de parachutisme et à la rentrée en septembre, je commence une formation de brevet d’initiateur aéronautique. »
Depuis combien d’année pratiques-tu ?
« J’ai commencé en septembre 2021 depuis que je suis arrivé aux Sables d’Olonne ».
Pourquoi avoir choisi l’aïkido ?
« J’ai toujours été attiré par les arts martiaux et le Japon. J’ai découvert l’aïkido et le club Minami Aïkido 85 lors du forum des associations. Les chutes effectuées par Franck Loiseau, un de mes professeurs actuels m’ont attiré. J’ai fait un essai. Les valeurs et l’état d’esprit de l’aïkido du club m’ont donné envie de m’inscrire et de m’impliquer ».
Comment t’es-tu préparé pour ton passage de grade
« Je me suis entraîné régulièrement et j’ai participé au maximum de stages depuis plusieurs années. Les passages blancs m’ont aidé dans ma gestion du stress lors du passage de grade ».
As-tu eu des moments de doutes ?
« Oui, la dernière année. Je les ai surmontés en écoutant les conseils de Yolaine, de Franck et de mes partenaires. J’ai posé beaucoup de questions. J’ai une grande confiance en Yolaine et Franck. Ils ont toujours été à l’écoute et su m’encourager, ce qui m’a permis d’être serein lors du passage ».
Quelle a été ta première pensée après l’obtention du grade ?
« J’ai eu un sentiment de fierté pour avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé dès la première année : avoir mon shodan à 15 ans »
Quel est ton prochain objectif ?
« D’abord avoir mon Nidan à 17 ans »
Quels conseils donnerais-tu à un jeune pratiquant qui débute ?
« De faire preuve de patience et de profiter de chaque cours »
Question à son enseignante, Yolaine Trichet-Loiseau
Quand as-tu rencontré Noah pour la première fois ?
« J’ai rencontré Noah sur le forum des associations de la ville, il y a 5 ans ».
Quel souvenir gardes-tu de ses débuts ?
« J’ai le souvenir d’un enfant passionné par les arts martiaux, qui avait déjà pratiqué le judo et le karaté. A 10 ans, il voulait s’engager dans une discipline martiale différente. Ce qui le motivait et le motive encore était de progresser dans la pratique et la technique ».
Quelles qualités as-tu remarquées très tôt chez lui ?
« J’ai très vite été impressionnée par sa détermination et son assiduité. De plus, Noah est très généreux et attentif aux autres. Lorsque des nouveaux inscrits arrivent au dojo, il s’occupe d’eux très naturellement ».
Qu’est-ce qui le distingue comme pratiquant ?
« Son énergie positive et sa ténacité ».
Quels efforts particuliers a-t-il fournis pour atteindre ce niveau ?
« Noah a dû gérer sa concentration. Diagnostiqué TDAH, Noah a appris à se canaliser, et le cadre de l’aïkido lui a permis d’exprimer pleinement son potentiel ».
Quels obstacles a-t-il dû surmonter ?
« Noah a intégré le véritable sens de l’aïkido, ce qui lui permet de surmonter les obstacles sans en avoir l’air ».
Quels étaient les points forts de sa candidature ?
« Son engagement et son exigence technique ».
Qu’est-ce qui t’a rendu particulièrement fière lors de son examen ?
« Le fait que lorsqu’il s’est rendu compte que toutes les personnes du dojo avaient les yeux rivés sur lui, il a su rester dans sa pratique, fluide et posé. De plus, pendant tout le passage, Noah a porté une attention particulière à l’intégrité de ses partenaires. Je trouve qu’il a fait preuve d’une grande maturité du haut de ses 15 ans ».
Quel message transmet-il aux autres élèves du dojo ?
« Noah transmet clairement sa passion et son enthousiasme. Il donne l’exemple, tant au niveau technique que dans son attitude ».
Quels conseils lui donnerais-tu pour continuer à progresser ?
« Je lui dis déjà de rester lui-même, avec son sourire, sa passion et son humilité ».
Quel message souhaites-tu adresser à la Fédération et aux lecteurs concernant son parcours ?
« Il arrive, qu’en tant que professeur, on croise la route de perles comme Noah, à nous d’en prendre soin et de leur ouvrir la voie du mieux possible ».
Créé en 2019 aux Sables-d’Olonne par Yolaine Trichet-Loiseau et Franck Loiseau, Minami Aïkido 85 est un club encore jeune qui poursuit son développement.
Sous l’impulsion de Yolaine Trichet-Loiseau, enseignante principale, le club s’est structuré autour des valeurs de l’Aïkido et de la transmission de l’enseignement de Maître Tamura au sein de la FFAB.
La dernière saison marque une étape importante avec l’obtention du grade Shodan par Noah Verjus, tout juste âgé de 15 ans en juin dernier. Cette distinction symbolise la qualité de l’enseignement dispensé au sein du club depuis sa création.
Pour Yolaine Trichet-Loiseau et Franck Loiseau, cette réussite est particulièrement encourageante et démontre que le projet lancé il y a six ans porte aujourd’hui ses fruits.
Cette jeune génération de gradés confirme le dynamisme du Minami Aïkido 85 et laisse entrevoir un bel avenir pour le club sablais (entre 55 et 60 licenciés par saison), qui continue d’attirer enfants, adolescents et adultes autour de la pratique de l’Aïkido et de l’Aïki Taïso.
Bonjour, je m’appelle Léonie, j’ai 11ans. Je pratique l’aïkido depuis mes 6 ans.
Je suis 3ème Kyu et je porte le hakama.
Samedi 18 mars 2025, mon club « Sei Shin Kai» organisait des portes ouvertes et célébrait la journée internationale du droit des femmes.
Pour l’occasion, j’ai eu l’honneur de co-animer le cours enfants avec Christophe Godet.
Il est 13h50, j’arrive au dojo, Christophe est déjà là. Il me taquine comme d’habitude en insistant sur le fait que «je donne le cours, aujourd’hui». Le stress monte, direction les vestiaires.
L’heure des saluts arrive, je suis placée à l’extrémité. Christophe explique aux élèves la particularité de ce jour et, me demande de venir à ses côtés. Je me lève et je me concentre sur mon déplacement. À ce moment, tout passe très vite. Nous saluons, je suis face au groupe, je ne me sens pas à ma place mais c’est un honneur d’y être.
Christophe me confie l’échauffement, je me sens plus à l’aise. Mes enseignants, Arnaud, Michaël, Jean-François et Michel, m’ont déjà mis dans cette posture. Les élèves sont très attentifs, ils sont silencieux. Je propose des chutes avant et arrière en fin d’échauffement, pas facile de décomposer et d’expliquer des gestes que l’on a tellement automatisés. Je repense à mes enseignants pour transmettre ce qu’ils m’ont appris.
À la fin de l’échauffement, Christophe vient pour discuter de la suite du cours. Nous choisissons de travailler des déplacements. Je me détends et je passe auprès des élèves pour les guider. C’est trop bien. On enchaîne ensuite des moments de démonstration et de pratique. J’aime venir en aide aux enfants. La séance se termine par un jeu avant le salut. Aux côtés de Christophe, je me sens plus à ma place en cette fin de cours.
Tout est passé trop vite, je n’oublierai jamais ce moment magique. Je remercie mon club et Christophe Godet pour ce moment de partage. L’après-midi n’est pas terminée, j’enchaîne avec 2 heures de cours avec les adultes, en position d’élève de Christophe cette fois !!
L'aïkido est une discipline martiale de plus en plus pratiquée par les jeunes dès l'âge de 6 ans. Cette voie traditionnelle s’adapte tout à fait à notre vie moderne en nous apprenant à résoudre les conflits sans violence.
Les valeurs éducatives de l'aïkido participent à l'éducation de l'enfant : respect du lieu où l'on pratique, respect des règles. Le jeune prend sa place dans le groupe en apprenant à se respecter lui-même et à respecter les autres.
Le développement de l'attention qui est au centre de la pratique le conduit progressivement à prendre conscience de ses capacités, de son potentiel créateur. Il travaille son attitude posturale, le contrôle et la coordination de ses mouvements. Cette voie lui enseigne la sincérité de l'action, le sens de l'effort, à transformer le conflit. Il s'ouvre ainsi à sa propre sensibilité.
Les sections enfants et jeunes :
Les sections jeunes sont présentes dans une majorité de clubs. Vous pouvez consulter sur le site fédéral, ou les sites régionaux les clubs référencés et vérifier l’existance de cours spécifiques jeunes. Vous pouvez également vous informer plus précisément au niveau de chaque ville en consultant par internet les informations sur l’ association locale d’Aïkido.